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Santé

Myélome multiple : définition, cause, symptômes, traitement

Le myélome multiple est un type de cancer affectant les plasmocytes (ou cellules plasmatiques). Ces plasmocytes sont les globules blancs qui produisent des anticorps. Le myélome multiple provoque l’accumulation de plasmocytes anormaux dans les os, ce qui peut entraîner le développement de lésions osseuses.

Les plasmocytes anormaux peuvent aussi s’accumuler dans la moelle osseuse. Cette dernière étant la source des cellules sanguines du corps, cette accumulation affecte leur production.

Le myélome multiple peut être classifié en fonction de ses effets sur le corps. Par exemple, certains types sont plus susceptibles que d’autres de causer des symptômes.

Le myélome indolent n’est accompagné d’aucun symptôme discernable. Il se développe généralement lentement et ne cause pas de tumeurs osseuses. Seule une petite augmentation de protéines M et de plasmocytes M est observée. La protéine M est un anticorps anormal présent chez les patients atteints de myélome.

Le plasmocytome solitaire est une tumeur unique, généralement située dans un os. Il réagit souvent bien au traitement mais doit être suivi de près.

Causes

Bien que la cause exacte de ce cancer soit inconnue, nous savons qu’il commence avec un plasmocyte anormal qui se multiplie de façon incontrôlée dans la moelle osseuse. Les cellules cancéreuses n’ont pas un cycle de vie normal. Au lieu de se propager et de mourir, elles continuent à se diviser indéfiniment. Cela peut accabler le corps et diminuer la production de cellules saines.

Risques

La plupart des personnes atteintes de myélome multiple n’ont pas de facteurs de risque évidents. Un certain nombre de facteurs de risques ont néanmoins été identifiés, notamment :

  • être âgé de plus de 50 ans (le premier diagnostic se fait souvent chez les personnes ayant la soixantaine)
  • être un homme
  • être afro-américain
  • avoir une surcharge pondérale ou être obèse
  • avoir été exposé à des radiations
  • être employé dans l’industrie pétrolière

Des antécédents de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (MGUS) sont aussi associés à un risque de myélome. Chaque année, au moins 1 % des personnes atteintes de MGUS développent aussi un myélome multiple.

Symptômes

Ils varient d’une personne à une autre. Initialement, on peut ne pas remarquer les symptômes. Cependant, à mesure que la maladie évolue, la plupart des patients présentent au moins un des quatre principaux types de symptômes correspondant aux critères internationaux CRAB : hyperCalcémie, insuffisance Rénale, Anémie, lésions osseuses (Bone disease).

La présence de niveaux élevés de calcium dans le sang s’explique par le calcium qui s’est échappé des os atteints. Trop de calcium peut provoquer une soif extrême, la nausée, la constipation, la confusion et la perte d’appétit.

L’insuffisance rénale peut résulter de taux élevés de protéine M.

La fatigue liée à l’anémie se produit quand le nombre de globules rouges est insuffisant, un problème qui survient quand les cellules du myélome remplacent les globules rouges dans la moelle osseuse.

Des lésions et fractures osseuses se produisent quand les cellules du myélome envahissent l’os. Observées sur une radiographie, les fractures ostéolytiques ont la forme de zones perforées. Elles provoquent souvent des douleurs osseuses, particulièrement dans le dos, le pelvis, les côtes et le crâne.

Signes supplémentaires potentiels du myélome multiple :

  • faiblesse ou engourdissement, particulièrement dans les jambes
  • perte de poids involontaire
  • récidives d’infections

Diagnostic

Les médecins détectent souvent le myélome multiple avant que le moindre signe soit présent. Des examens physiques de routine, ainsi que des analyses de sang et d’urine, peuvent révéler la présence de ce cancer. Si un médecin découvre des signes du myélome sans que vous présentiez de symptômes, il faudra faire des tests supplémentaires. Avec les tests suivants, le médecin peut suivre l’évolution de votre maladie et déterminer si un traitement est nécessaire.

Analyses de sang et d’urine

Ces analyses permettent de détecter les protéines M potentiellement causées par le myélome multiple ou d’autres maladies. Les cellules du myélome produisent également parfois une protéine appelée bêta-2-microglobuline, qui elle aussi est détectable dans le sang. Finalement, les analyses de sang peuvent servir à vérifier le pourcentage de plasmocytes dans la moelle osseuse.

Imagerie

Pour déterminer si vos os ont souffert de lésions, on peut utiliser des radiographies, mais aussi des TEP scans, IRM et TDM.

Biopsie

Il est possible d’examiner la moelle osseuse en en prélevant une petite quantité à l’aide d’une aiguille. Une fois un échantillon obtenu, on peut l’analyser pour détecter la présence de cellules du myélome.

La périmétrie

Ce test s’appelle également l’étude du champ visuel. Il mesure la vision périphérique et la vision centrale, ce qui permet au médecin de déterminer si vous souffrez de glaucome.

Stadification et stratification des risques

Ces tests servent à déterminer si vous souffrez de myélome multiple ou d’une autre maladie. Quand le myélome est détecté, les tests peuvent indiquer le stade auquel il se trouve, c’est ce qu’on appelle la stadification.

Traitement

Il est impossible de le guérir, cependant il existe des traitements utilisés uniquement quand la maladie évolue. En l’absence de symptômes, il est peu probable que le médecin suggère un traitement.

  • Le bortézomib est un médicament administré par voie intraveineuse qui tue les cellules cancéreuses en bloquant les protéasomes.
  • Le thalidomide est administré oralement aux patients dont la myélose a été récemment diagnostiquée.
  • Le lénalidomide est similaire au thalidomide, mais provoque moins d’effets secondaires ; en outre, il semble plus puissant.
  • La chimiothérapie est administrée par voie orale ou intraveineuse pour tuer les cellules du myélome.
  • Les corticostéroïdes sont souvent utilisés pour traiter le myélome. Cette classe de médicaments comprend la prednisone et la dexaméthasone.
  • Des greffes de cellules souches peuvent se faire après de fortes doses de radiations.
  • La radiothérapie sert à tuer les cellules du myélome.

Complications

Il y en a beaucoup, qui sont heureusement soignables pour la plupart.

Les douleurs dorsales peuvent se soigner à l’aide de médicaments ou d’un croisillon.

Les complications rénales se traitent par dialyse ou par une greffe rénale.

Les infections peuvent être traitées aux antibiotiques.

La perte osseuse peut être ralentie ou prévenue au moyen de médicaments.

Il est possible de traiter l’anémie avec de l’érythropoïétine, un médicament qui stimule la production de globules rouges par le corps.

Espérance de vie

Espérance de vie

Beaucoup de patients répondent bien au traitement. Cependant, des problèmes peuvent se développer après des années de traitement réussi. Il est difficile d’indiquer un parcours exact pour cette maladie. Chez certains patients, la maladie n’évolue pas pendant longtemps.

Le myélome progressif est ultimement fatal. Les personnes qui en souffrent doivent parler avec leur médecin et leurs proches de l’accompagnement en fin de vie. Quelques sujets importants à aborder :

  • soulagement de la douleur
  • utilisation de sondes d’alimentation
  • directives anticipées

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